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La consommation
d’alcool représente la seconde cause de mortalité par cancer, après le tabac.
Toutefois le vin est le seul alcool qui semble échapper à ce sinistre tableau,
il pourrait même avoir un effet bénéfique à la condition de le consommer avec
modération.
Contrairement aux affirmations récentes de l’Institut national
du cancer selon lesquelles le vin représente une cause importante de mortalité
par cancer, des nouvelles études viennent de démontrer le contraire.
Le professeur Serge Renaud
de l’université de Bordeaux, élabore en 1992 avec le Docteur Guégen la
théorie du « french paradoxe » dans l’étude de Nancy. Ce terme désigne l’apparente contradiction qui
existe entre les habitudes alimentaires des français du Sud-Ouest et leur bonne
santé. Il met en exergue le fait que le
vin, lorsqu’il est consommé par l’homme à raison de 1 à 3 verres par jour
maximum, réduit le risque des cancers.
Cette théorie vient d’être reprise conjointement par le
Docteur Dominique Lanzmann-Pétithory, praticien chercheur et enseignant
chercheur à l’université de Bordeaux 2, et le Docteur Guégen. Ils ont analysé l’ensemble
des causes de mortalité de 100 000 personnes qui ont fréquenté le Centre
de médecine préventive de Nancy entre 1978 à 1985. Le Docteur Lanzmann-Pétithory
observe « une diminution significative du risque de mortalité » pour
« les hommes qui préfèrent le vin, à dose modérée d’alcool ». Boire
du vin réduirait de 16%, selon elle, le risque de mortalité par cancer.
Les scientifiques de l’école de médecine de Harvard ont d’ailleurs
abouti aux mêmes conclusions comme nous le révèle un article paru dans le New
York Times le 17 août 2009. L’association américaine du cancer a même indiqué
que la mortalité par cancer des buveurs de vin pouvait être réduite jusqu’à
20%.
Comment
peut-on dès lors expliquer ce résultat surprenant ?
Le vin contient certes
de l’alcool qui favorise les cancers, mais aussi du jus de raisin. Ce dernier
contient des polyphénols dont on sait aujourd’hui qu’ils sont en mesure de
freiner le processus d’oxydation des cellules, responsable de nombreuses
tumeurs. On trouve notamment le resvératrol
et la catéchine, deux composés majeurs
du vin aux propriétés anti-oxydantes. Ainsi « l’effet fruit semble l’emporter sur l’effet alcool petites
doses», explique le Docteur Lanzmann-Pétithory.
Posté le 08/07/2010 à 21h02 / Thématique: Général - Santé

