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Le vin et le cancer
Le vin et le cancer
08/07
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La consommation d’alcool représente la seconde cause de mortalité par cancer, après le tabac. Toutefois le vin est le seul alcool qui semble échapper à ce sinistre tableau, il pourrait même avoir un effet bénéfique à la condition de le consommer avec modération.

Contrairement aux affirmations récentes de l’Institut national du cancer selon lesquelles le vin représente une cause importante de mortalité par cancer, des nouvelles études viennent de démontrer le contraire.

Le professeur Serge Renaud  de l’université de Bordeaux, élabore en 1992 avec le Docteur Guégen la théorie du « french paradoxe » dans l’étude de Nancy. Ce terme désigne l’apparente contradiction qui existe entre les habitudes alimentaires des français du Sud-Ouest et leur bonne santé.  Il met en exergue le fait que le vin, lorsqu’il est consommé par l’homme à raison de 1 à 3 verres par jour maximum, réduit le risque des cancers.

Cette théorie vient d’être reprise conjointement par le Docteur Dominique Lanzmann-Pétithory, praticien chercheur et enseignant chercheur à l’université de Bordeaux 2,  et le Docteur Guégen. Ils ont analysé l’ensemble des causes de mortalité de 100 000 personnes qui ont fréquenté le Centre de médecine préventive de Nancy entre 1978 à 1985. Le Docteur Lanzmann-Pétithory observe « une diminution significative du risque de mortalité » pour « les hommes qui préfèrent le vin, à dose modérée d’alcool ». Boire du vin réduirait de 16%, selon elle, le risque de mortalité par cancer.

Les scientifiques de l’école de médecine de Harvard ont d’ailleurs abouti aux mêmes conclusions comme nous le révèle un article paru dans le New York Times le 17 août 2009. L’association américaine du cancer a même indiqué que la mortalité par cancer des buveurs de vin pouvait être réduite jusqu’à 20%.

Comment peut-on dès lors expliquer ce résultat surprenant ?
Le vin contient certes de l’alcool qui favorise les cancers, mais aussi du jus de raisin. Ce dernier contient des polyphénols dont on sait aujourd’hui qu’ils sont en mesure de freiner le processus d’oxydation des cellules, responsable de nombreuses tumeurs. On trouve notamment le resvératrol et la catéchine, deux composés majeurs du vin aux propriétés anti-oxydantes.  Ainsi « l’effet fruit  semble l’emporter sur l’effet alcool petites doses», explique le Docteur Lanzmann-Pétithory.




Posté le 08/07/2010 à 21h02 / Thématique: Général - Santé





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